Arts érotiques

L’univers érotique de Rita Renoir

Cela faisait longtemps que je l’ épiais depuis mon compte Twitter, que je jetais un œil avisé depuis mon compte Instragram. Sans pour autant oser l’aborder. Peut être sans doute par peur qu’elle soit effrayée par mon propre univers. Mais un matin de septembre 2018, pour mon plus grand bonheur elle accepta ma rédaction d’un article sur elle. Je vous invite donc à découvrir la femme qui fait du bien à mes yeux, à mon cerveau et à mon âme… Et donc chère lectrice, cher lecteur à pénétrer l’univers érotique de Rita Renoir.

l'univers érotique de Rita Renoir

La dimension artistique de Rita Renoir

Dessiner est à la portée de toutes et tous. Mais le faire avec talent, délicatesse et poésie, c’est autre chose. Avant de s’intéresser à ses créations, intéressons-nous à la femme. Elle a choisi de rendre hommage à celle surnommée dans les années 50, la « tragédienne du strip-tease« , vedette au Crazy Horse Saloon. Pour se faire, elle lui a emprunté son nom de scène en 2015. Sa façon à elle de la ressusciter. Mais notre artiste a choisi d’ effeuiller à son tour la femme, au travers de ses dessins.

Par ailleurs, et bien souvent, elle la représente nue, ou quelques fois habillée d’une robe ou d’une culotte. Ensuite, sa palette se compose que de trois couleurs : le blanc, le noir et le rouge. Lequel rouge contribue à l’univers érotique de Rita Renoir.

l'univers érotique de Rita Renoir

La formidable charge poétique de ses dessins

Autrement dit, Rita Renoir met avant tout en valeur la sobriété, donc la beauté. En effet, pas de fioritures inutiles, pas de cadre surchargé, mais des dessins épurés, allant à l’essentiel. Par ailleurs, ses femmes y sont toutes élégantes, parfois du rouge au lèvres, ou aux pieds. En plus d’être féminines : parées de porte-jarretelles et de bas noirs, ou encore de chaussures, elles aussi de couleur rouge. Cependant, notons que peu d’accessoires sont croqués. En effet vous y trouverez un téléphone par ci, un rouge à lèvres par là…

Mais la charge poétique transpire : des fleurs ou des papillons nocturnes, un escargot, un sexe maquillé. Mais contrairement à Andronicus, qui lui revendiquait l’illustration érotique, Rita Renoir de définit elle, comme une illustratrice d’intimités féminines

l'univers érotique de Rita Renoir

La femme comme choix artistique pleinement assumé

Rita Renoir croque la sensualité, et qui mieux que la femme pour l’incarner ?. A ce propos, dans ses dessins, vous ne trouverez pas une once de vulgarité. Au contraire, l’univers érotique de Rita Renoir en appelle à nos fantasmes, d’hommes et de femmes. En effet, nous avons tous envie de voir une de ces femmes chez nous. Et qu’elle y soit nue, avec du rouge sur les lèvres ou non, pensive ou endormie. Ou encore manipulant un téléphone. Finalement peu nous importe, ces femmes, nous nous les approprions, cet univers devient le nôtre.

En effet, il nous parle et il est indéniable quelle a réussi son coup. Effectivement Rita est une comédienne, mais c’est avec nos sentiments qu’elle joue. La tragédienne du strip-tease est morte, vive la comédienne de l’illustration !.

Son compte Twitter, son compte Facebook, son compte Instragram

Crédits Photos : Rita Renoir

 

Captive Culture le dompteur de cordes

Dans l’histoire des pratiques, il y a des gens qui laissent une emprunte indélébile. Quant à Jérôme Duplessis, il fait partie de cette race là. Car, en plus d’être une référence absolue dans l’univers du Shibari, il a eu la bonne idée de photographier ses modèles. Cela donne Captive Culture. Mais ce qui m’a surtout séduit chez lui, c’est la passion débordante qui l’anime.

Laquelle prend le pas sur la raison… Or, vous l’aurez compris, Jérôme est un amoureux de la femme, mais aussi du latex. En somme il est fétichiste. Et c’est son univers, dont je veux aujourd’hui vous parler.

Enfin ce qui nous a rapproché, ce sont les similitudes de création de nos univers respectifs. En effet, Captive Culture a été crée le 28 septembre 2000, quand Gang Bang à Paris, le 18 avril 2002. Que d’eau sous les ponts !. Je vous propose donc, de vous raconter une belle histoire, celle de Jérôme Duplessis, depuis l’œil de votre serviteur.

Captive Culture l'artiste du Shibari

Captive Culture ou la maîtrise du Shibari

J’ai eu la chance de rencontrer Jérôme, un dimanche après-midi dans une banlieue Parisienne. Son art s’y exprimait sur une femme nue. Et je me souviens de cela comme si c’était hier. Mais ce qui m’avait le plus surpris, c’est sa dextérité à attacher cette soumise, qui était ma compagne du moment. Mon rôle limité à un rôle de voyeur, au départ, évolua peu à peu.

Donc, confortablement assis, je voyais l’artiste dompter les cordes en constituant un tableau de maître. Mais pour bien attacher, en toute sécurité, il faut parfaitement connaître l’anatomie de la femme, pour ne pas faire n’importe quoi. A ce titre, ma compagne revenait de Lyon, où un talentueux photographe, mais piètre bondageur, avait malheureusement abîmé son dos…

Captive Culture

Latex Culture où l’art de sublimer le fétichisme

Mais, en plus d’aimer la femme, et la mettre en valeur sur son blog, il nous permet de nous faire découvrir son penchant fétichiste. C’est en effet Latex Culture qui attire l’œil. Un autre univers, une autre façon de sublimer la femme dans de superbes tenues en latex. Mais pourquoi la publicité ne fait-elle pas appel à son talent ?. Je verrai bien en effet les tristes stations de métro tapissées de ses clichés, ou les taxis parisiens…Ou encore les colonnes Morris.

Le beau doit être à notre portée, et ne pas se cacher… En France on a du talent. Jérôme, quant à lui, s’est approprié cette citation de feu Michel Audiard : « Ne pas reconnaître son talent, c’est facilité la réussite des médiocres ».

Captive Culture

La Femme sans qui rien ne serait possible

Nous vouons Jérôme et moi un amour immodéré à la femme. Et autant elle est la reine de nos jeux, autant elle est la reine de son art. Peu de légendes accompagnent ses clichés. Par ailleurs, la sobriété est de mise dans le choix de ses mots. Mais nous le savons tous, le sobre est beau. A ce jour, les femmes sont nombreuses à apparaître comme modèles sur son blog. Et puisque ses photos sont des tableaux, je lance une demande officielle : à quand une exposition de Jérôme au musée d’art moderne de la ville de Paris ?.

Jérôme nous t’aimons…

Suivez-le sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter. Enfin l’url de son blog : I lOVE FRENCH GIRLS

Crédits Photos : Jérôme Duplessis

Shibari où l’art de murmurer à l’oreille des cordes

Depuis longtemps, je suis sur les réseaux sociaux celui qui se cache derrière le compte de BoudoirShibari. En somme, celui qui pratique avec amour le Shibari, et avec passion la photographie. A vrai dire, cela pourrait très bien être l’inverse. Mais la raison qui m’a poussé à rédiger cet article, qui complète notre nouvelle rubrique Arts érotiques est simple : je le considère comme un amateur.

En effet, étymologiquement parlant un amateur vient du latin amator, qui signifie « celui qui aime ». Et moi Bertrand, je me reconnais dans cet amateurisme là. Au fond, c’est aussi ce qui caractérise l’organisation de mes soirées libertines depuis 2002. Je vous présente donc Emmanuel R dans un triptyque qui s’articule autour de trois thèmes : le bondage, l’érotisme, la photographie.

Le shibari par Emmanuel R

La passion du shibari est un art qui capture l’émotion

Le Shibari c’est un jeu de contact des cordes sur le corps. Donc une caresse qui se prolonge indéfiniment, une emprise d’une personne qui attache une autre personne. En définitive, la réelle difficulté, outre la technique qui permet de s’assurer de pratiquer en sécurité, c’est surtout de maintenir ce lien émotionnel entre les deux personnes. Au fond, un mélange de tension érotique et de domination.

Etonné de l’effet que peuvent produire ses cordes sur des personnes qu’il attache pour la première fois. Il a spécialement travaillé cet aspect et s’inspire en particulier de Bingo Shigonawa. Il y a des personnes qui jouissent d’un simple touché sur la paume des mains, et cela le fascine. Les cordes c’est bien souvent une redécouverte du corps, de la sensualité. Mais aussi du plaisir de prendre son temps à jouer avec le corps de l’autre.

L'érotisme par Emmanuel R

La passion de la photographie est un art qui capture l’esthétisme

La photographie c’est avant tout de la psychologie. Qu’est que l’on va percevoir de l’autre ?, qu’est ce qu’il va nous autoriser à voir ?. Et pour cela il faut beaucoup de sensibilité. Encore une fois beaucoup plus que de technique. Et comme Emmanuel photographie essentiellement des gens nus ou partiellement nus. Il faut donc réussir à établir rapidement une relation de confiance. et savoir énormément improviser. Encore plus lorsqu’il s’agit d’érotisme et de mise en scène du corps. Et c’est cela qui le passionne.

La photographie par Emmanuel R

L’expression de l’érotisme dans la photographie et le Shibari

Ses influences sont étonnamment issues non pas tant de photographes érotiques : Sean Archer ou Lys Tiger, mais essentiellement de photographes de mode. En définitive, bien souvent des photographes femmes : Irene Rudnyk, Jessica Kobeissi, Rachel Gulotta. La sensibilité est très différente de celles des hommes qui cherchent surtout à mettre en scène leurs fantasmes. En effet, il joue beaucoup sur le contraste femme dominante, hautaine / femme attachée.

Finalement, Emmanuel travaille la nudité comme une fierté qu’il serait normal d’exposer. A cet égard, beaucoup de modèles ont un rapport complexé à leur corps. Mais la photographie, dans une approche valorisante, leur permet de le redécouvrir d’une autre manière.

Il aimerait aussi apprendre les bases du make up ou collaborer avec une MUA (make up artist) pour aller encore plus loin dans cette analogie. De même, explorer l’utilisation de la lumière noire en photographie. Ensuite, créer ses propres cordes shibari, enfin, apprendre le body painting. Cela donne encore à voir le corps d’une manière différente. C’est lui qui choisi les détails qu’il souhaite mettre en valeurs avec les peintures fluorescentes. C’est à la fois très ludique et un peu magique.

L’inscription du triptyque dans un parfait amateurisme

Les deux sont purement des passions, ce n’est pas son métier et il ne le souhaite pas. Il souhaite garder beaucoup de liberté et d’indépendance dans ses créations. Et pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté entre sa pratique intime du shibari et les photographies de celui-ci, les deux pratiques sont complètement séparées. Encore beaucoup à apprendre dans les deux domaines et ce challenge le stimule énormément. Mais son plus grand plaisir est de rencontrer des fans sur ses expositions.

Ensuite, discuter de toutes les anecdotes de shooting, des ressentis des photos ou des émotions du shibari. Que sera son prochain défi ? : réussir à exposer à l’étranger, il a déjà quelques pistes intéressantes . C’est tout le mal que nous lui souhaitons…

Sachez qu’Emmanuel expose jusqu’au 11 juin 2018 à Paris, à la Vénus noire

Son compte Twitter , son compte Instagram son compte Facebook.

Crédits Photos : Boudoirshibari

L’art transpire de son corps, de ses pores

Tout a commencé sur notre compte twitter où je découvre un compte qui s’abonne au mien, celui de Pascal Beauchamp. Très vite, il m’intrigue… Donc je commence par m’abonner à mon tour à son profil, puis l’observe. Je suis séduit… Par ailleurs, pas de vulgarité, mais une volonté de s’approprier l’art, de le vivre au quotidien, au travers de son corps. Car son corps parle, nous parle… D’abord, je lui demande de me faire parvenir une description de son univers, de ses projections, je veux le faire figurer dans la nouvelle rubrique des arts érotiques. Enfin la suite figure dans cet article.

l'art selon Pascal Bauchamp : la nature

L’art où la genèse du langage du corps

Tout d’abord, une de ses amies, qui travaille aux Beaux-arts lui demande de poser comme modèle. Mais il n’y donne pas suite, surpris qu’il est. En fin de compte, est-ce par peur du ridicule, par pudeur ou la peur de choquer ?, En définitive, les choses en restent là. Mais pas tout à fait, car ce refus avait laissé une emprunte en lui. Ainsi, en fréquentant de nouveau les musées, la force du langage du corps lui est apparue en pleine face. Tout en lui administrant une sacrée claque.

En fin de compte, quoi de plus banale que la nudité, voire redondante dans notre société moderne. Et pourtant, elle hante nos rêves, nos fantasmes, et ce, de génération en génération. C’est pourquoi l’expression « langage du corps » n’est pas utilisée par hasard. Chargée de sous-entendus, mais aussi de contresens. C’est ainsi qu’il a regardé les oeuvres d’arts dans les musées différemment. En somme, son œil dans les parcs, les musées, n’était plus le même.

l'art selon Pascal Beauchamp : la nudité

Le corps nu s’exprime, nous parle, nous claque le visage

Ainsi, bustes, poitrines, fesses, sexes, exposés aux yeux de tous, hélas bien souvent indifférents. A moins d’avoir comme moi l’âme d’un artiste, qui permette de voir ce que d’autres ne voient pas. D’ailleurs, ce sont des anonymes, devenus immortels grâce à l’artiste. Mais aussi des princesses, des guerriers, des danseurs, des empereurs, des héros. Lesquels, du reste, s’offrent à nous, dans leur nudité, sans honte, sans fausse pudeur, sans vulgarité.

Ainsi donc va l’art dans toute sa splendeur. Et si nous prenons la peine de les regarder, c’est leur force, leur élégance, leur érotisme qui nous troublent. Donc s’imposent à nous au travers des siècles. Loin de l’Eros et Thanatos morbide de Freud ou de certains mouvements où le nu apparaît comme un blasphème.

l'art selon Pascal Beauchamp : entravé

Le langage du corps, cette formidable oeuvre d’art

A cet égard, quoi de plus beau que de parler le langage du corps… Tendez l’oreille et vous écouterez avec plaisir le corps de Pascal Beauchamp. Servez vous de vos yeux et admirez cette oeuvre d’art. Mais dans toute sa complexité, ainsi elle nous livrera ses clefs, pour qui a envie de pénétrer son univers. C’est cette évidence qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : un modèle vivant anonyme qui permet aux artistes de se projeter. Ses limites ?, votre imagination… Et vous qu’en pensez-vous ?

Son compte Instagram, son Twitter

Crédits Photos : Pascal Beauchamp

L’art selon Andronicus, illustrateur érotique

Nos avons fait la connaissance d’un personnage fort sympathique répondant au doux pseudo d’Andronicus. Mais la question que tu te poses fidèle lectrice est de savoir pourquoi et comment l’avons-nous contacté. Nous recherchions un illustrateur érotique, capable de retranscrire fidèlement trois de nos clichés de soirées. Et ce fut sur la plateforme de microblogging Twitter que la perle rare se cachait. Bien évidemment, comme notre blog traite de gang bang, même avec érotisme, nous ne pouvions publier ses plus beaux dessins pornographiques.

Andronicus illustrateur érotique

 l’illustrateur érotique au service de la femme

Andronicus, de parents Espagnols est né dans un petit village au sud de l’Allemagne, où le catholicisme avait un grand poids. Cest à la faculté de Mannheim qu’il suivit des études d’arts graphiques, avec comme spécialité l’art graphique. Durant ses études, il caressa le rêve secret de goûter au dessin érotique. Son rêve fut donc exaucé car un éditeur lui passa commande d’ébauches pornographiques. Grâce à ce premier job, il travailla en qualité d’illustrateur pour des revues. Par ce biais, Andronicus se fit donc de nombreux amis. Et le constat qu’il fit était que la nature humaine lui apparaissait autant voyeuse qu’exhibitionniste…

La femme tient dans la main

Le fantasme du dessin érotique

Andronicus découvrit très vite qu’il détenait un pouvoir, celui d’être un simulateur de désirs. Grâce à internet, il fit de nombreuses rencontres, celles de couples qui prennaient plaisir à faire l’amour devant lui. Mais aussi des femmes qui rêvaient de voir leurs fantasmes couchés sur le papier. Et elles se sentaient sublimées ces femmes !, dans un parfait anonymat. D’autre part; le dessin donnait une dimension artistique à l’acte sexuel, tout en lui faisant perdre son côté brut, et parfois vulgaire.

La femme prise par l'artiste

L’illustration érotique ouvre les portes du désir

Andronicus avait conscience de charmer, comme le faisait un musicien, mais lui envoûtait avec ses crayons. Il prenait un plaisir non dissimulé à jouer avec les fantasmes, en les croquant. Tout y passait, de la femme fontaine, à la masturbation, en passant par les pratiques comme le gang bang ou le bdsm. Il nous confia que la femme était ce qu’il y avait de plus beau sur cette terre, et que la réalisation de ces croquis relevait pour l’instant du hobby. Mais qui sait, peut-être que notre ami sera un jour dessinateur de bandes dessinées érotiques… C’est tout le mal que nous lui souhaitons.

En attendant que son rêve se réalise, je vous invite à retrouver les trois beaux dessins faits par lui pour Gang Bang à Paris. Formidable triptyque pornographique.

Vous pouvez le retrouver sur de nombreuses plateformes

Crédits Dessins : Andronicus